MetalUniverse Concert Review

(Francais/French)
19 December 2009
Reviewed by François Toutée
Source from metaluniverse.net

Wdnfra, vous connaissez ? Et bien vous devriez. Le groupe de Thrash québécois au nom imprononçable était passé faire un tour au National à cette Saint-Valentin, visiblement pas intimidé pas le spectacle de Martyr qui se déroulait simultanément aux Foufounes.

La soirée s’ouvre avec The Unconscious Mind, une formation de la Rive-Sud à la musique très originale (Black/Death progressif). Si on est très vite rassuré pas l’interprétation sans faille des pièces et la qualité sonore très correcte, on est un peu déçu par le manque de dynamisme de l’ensemble. S’il est vrai qu’à six sur la scène ils étaient un peu à l’étroit, il est dommage de constater que les musiciens n’ont pratiquement pas bougé pendant toute la durée de la prestation, excellente soit dit en passant. Les compositions se suivent et ne se ressemblent pas, et la foule apprécie, allant jusqu’à provoquer un wall of death sous les ordres du chanteur. Ils nous quittent (trop) tôt, et on espère les revoir vite, si possible avec un peu plus d’expérience sous la ceinture.

Après une courte pause, c'était au tour de Venomenon, seul groupe apparemment non francophone de la soirée. S'ils marquent la différence avec leur prédécesseur par leur dynamisme et leur énergie, la voix du chanteur est malheureusement loin d'être excellente. Dommage, car le son est bon, avec leur basse crasse et puissante et les solos brillamment interprétés par le guitariste. Par contre, on ne peut même pas parler de communication avec le public tant les marmonnements du chanteur étaient incompréhensibles, sans parler des séances d'accordages interminables entre les pièces qui ont cassé le rythme. Au final, ce n'était pas une mauvaise performance, mais il a des points à améliorer d'urgence.

Peu après, c'était Eternal Judgment qui embarquait sur les planches. Évoluant dans un excellent Trash/Death, le groupe fait preuve de beaucoup de dynamisme et de présence scénique, malgré un départ un peu mou. De plus, ils réussissent à établir une complicité avec le public, faisant preuve de beaucoup d’humour (on sera surpris de savoir qu’il s’agit d’un groupe de Pop-Emo-Core-Scream), ce qui donne à leur prestation une impression d’intimité très agréable. Seul bémol, la qualité sonore n’est pas vraiment au rendez-vous : on a par exemple du mal à entendre les solos du guitariste principal ou la voix, ce qui est bien dommage. Qu’importe, le groupe a laissé sa marque ce soir et c’est sûrement fait de nouveaux fans.

Place enfin à Wdnfra, qui vient nous prouver leur place de leader d’une hypothétique Nouvelle Vague de Thrash Québecois (NVTQ). J’avoue n’avoir pas été enthousiasmé par ce que j’avais entendu sur leur Myspace, ainsi avais-je des sérieuses réserves quand on potentiel du groupe. Des doutes qui ont été très rapidement balayés dès que la formation est montée sur scène : dynamisme, charisme, interprétation et qualité sonore sans faille, les musiciens connaissent leur sujet et leur machine est très bien rodée. Mieux encore, rien n’a l’air chorégraphié ou préparé, et il y a une excellente complicité avec le public. Si la musique n’est pas des plus complexes, l’énergie et l’assurance qui se dégage de la troupe nous font passer un excellent moment.